samedi 30 janvier 2010

25e jour

Au 25e jour, elle a chômé... En fait, non, hein.

Au 25e jour, elle a nettoyé, cuisiné, lessivé, râlé, espéré, mitraillé, branché, taquiné, caillé, provoqué... MAIS ELLE N'A PAS FUME !!!

Elle est fière, hein... Et elle peut bien : que le premier qui ose minimiser cette victoire de la volonté sur la faiblesse de la chair vienne ici se faire lapider...
Elle ose regarder devant, la sage, et même sourire et espérer. Elle se dit qu'un passage chez le dentiste s'imposera bientôt, puisque c'est gratuit, pour enfin lui faire un sourire couleur non fumeur.
Elle a même des envies de paix. Si si. Mais sans le calumet.
Elle ne se laisse pas démonter par les provocs sans subtilité, elle savoure les traits d'humour décalé, elle ne mange plus de poulet, mais en apprécie encore le craquant avec un certain plaisir (Oui, oui, y'en a un, là, évidemment).
Elle chantonne.

Elle ne fume plus, c'est vrai. Est-ce que ça change vraiment grand chose ?

vendredi 29 janvier 2010

24e jour

Je vais bien.
Je chique parfois avec quelque acharnement, je triture les emballages de chocolat, je mangerais bien plus de mélocakes, mais ça va, je crois que je m'en sors. Je ne suis pas saoûle tous les soirs, contrairement à ce que prédisaient les mauvaises langues, ni plus accro aux bonbons ou à quoi que ce soit d'autre (chhhhuuuttt) qu'avant.

Je vais bien.
Je ne m'énerve pas plus qu'avant contre l'injustice du monde, contre les méchants ou les mauvais, ou contre les cons. Je continue, c'est tout.

Je vais bien.
Je ne suis pas plus monomaniaque qu'avant, j'écoute en général une chanson 300 fois avant de m'en lasser, et je frissonne toujours en entendant la douce voix de .... (chut !), je dis "Yesssss Baby" cinquante fois par jour et je lis toujours mon journal dans le même ordre.

Je vais bien.
Je réponds aux gentils sms que je reçois avec le sourire voire même une certaine tendresse. Je ne suis pas plus nostalgique de ma vie passée qu'avant, ni plus en colère contre l'avant, ce serait même plutôt moins. Je regarde ailleurs, c'est tout.

Je vais bien.
J'ai arrêté la cigarette depuis 24 jours. Et pourtant c'est toujours moi. La crise identitaire s'apaise. Je sais où je vais, et je peux y aller sans nuage de fumée autour de moi.


LE PREMIER QUI PARLE DE coué JE LUI PETE LA GUEULE.

mercredi 27 janvier 2010

22e jour

Freedom
Freedom
Yyyeaaaaahhhhh
Freedom

Tududududu



(Pouah, je deviens neuneu.
Je savais que c'était pas bon pour mon cynisme,
d'arrêter de fumer)

dimanche 24 janvier 2010

19e jour

Humeur du jour
Tête dans le cul, on est dimanche et je travaille.
Amour du jour
Aime ses amis de toujours, ses amants d'un jour, ses fantasmes sur pattes en photo partagée.
Humour du jour
A fait la chasse aux mouettes sur les plages de la Noordzee hier avec un homme Jedi.

Ok, on peut passer aux choses sérieuses ?

Je tousse. J'ai mal. J'ai l'impression de m'être fait avoir... P*** c'est dégueulasse : ça arrache à pleurer, l'impression que mes poumons vont me sortir par la bouche dans une gelée brunasse à faire peur... Comment ai-je pu ingérer toutes ces horreurs dans mon petit corps fragile ? C'est immonde... Vraiment... on s'en rend pas compte quand on fume, mais alors quand ça ressort... Beeeeeeeuuurkkkk

Et pourtant, par moment, quand j'ai des petits coups de stress, ou des doutes subits sur le bien fondé de ce que je dis/fais/pense/ressens, et une petite envie de cigarette qui se pointe... Je me dis que non, c'est pas si laid... Bin si, c'est laid !!!! Bouuuuuuuuuuh ! Et ça pue ! Disons le haut et fort : comment ai-je pu embrasser des cendriers ? Et imposer ça à des gens que j'aime ? Oh j'ai honte, a posteriori...

PLUS JAMAIS CA !

Le tabac, c'est tabou, etc...

Alerte : par contre, il semblerait que le tabac apaisait mon cerveau... Là, ça craint, je frise quand même l'aliénation pour excès de vitesse et sentiments montagnes russes politiquement incorrects... Si si... On fait comment ?

vendredi 22 janvier 2010

17ème jour

Waie didjù.... Les ennuis commencent... C'était trop beau hein. Crisettes maîtrisables, pas de migraine, juste ces épouvantables insomnies qui me rappelaient mes nuits de jeune accouchée et ces petits désordres sans trop de conséquences... Bin tiens... Le vlà le 2e effet kiss cool : je tousse comme pas permis, avec des crachats bruns dégueulasses, des douleurs épouvantables dans les bronches, et une sensation de brulûre permanente, là, en dessous de mes superbes "poumons" ...

Purée, ca fait maaaaaaaaaal... Obligée de boire (de l'eau évidemment, je bosse) tout le temps pour apaiser la gorge, du coup pipi toutes les deux heures... Hum... On en reparlera, du fait qu'après une semaine y'a plus de soucis hein... C'EST FAUX ARCHI FAUX. Sauf que comme j'ai tenu 17 jours, bin ce serait vraiment trop con de craquer maintenant pour une douleur qui devrait s'atténuer... Parce que refumer là-dessus, j'ose même pas imaginer la mélasse que ça me laisserait dans le corps... Beurk...

jeudi 21 janvier 2010

16e jour

Oups j'ai pas écrit hier... En fait on dirait que je n'écris plus nulle part hein... Bizarre... J'écris beaucoup, mais au boulot. Dans la vraie vie (MDR le boulot c'est pour du faux ?), suis tellement déçue par certaines désillusions enfantines, que j'ai pas envie d'être sympa avec tout le monde, alors je mange mes doigts et n'écris pas. Na.

Dommage, il m'arrive des belles choses, des petites éclaircies familiales qui ne font hurler de rire, des lapsus (lapsi ? Non, le psy !) philosophico-existentialistes à tomber raide, bref, des singeries de vies...

Je souris. Tristement parfois. Et dans ces moments-là, j'en allumerais bien une. Pour me rappeler un peu la vie d'avant, pour me souvenir de qui j'étais... Mais j'aime mieux pas. Je préfère qui je suis. Et à ceux qui ne peuvent le goûter, et bien... tant pis. Moi j'avance. Sans tabac.

mardi 19 janvier 2010

Le 14ème jour

Hé oui, dis, ça file ! Mais c'est un ami qui rouspète qui m'a motivée à repasser par ici... J'avais un peu l'impression de parler toute seule dans le vide, malgré des statistiques de fréquentation flatteuses... C'est sans doute lié à ce que je ressens dedans ... UN GRAND VIDE ! Bon sang, cette fumée était bien utile, pour planquer mes gouffres et mes failles perso, me donner l'illusion de la solidité, des certitudes aussi... (Pensez donc à me laisser vos petits commentaires doux ou encourageants, hé...)

Nous en sommes donc à 14.

14 c'est mon chiffre porte-bonheur. Alors aujourd'hui, je me suis permis des petites superstitions débiles, ça ne me fait pas de tort -pas plus que de fumer , hihi- et me divertit quelque peu... Je me suis tiré... les cartes (ooooh , si tout cela est vrai, ce qui m'attend est divin, et pas un dieu léonardesque, hein), j'ai chanté sous la douche, je n'ai pas -encore- dit à ceux que j'aime combien je les aime (je vous aime, les précieux... )

Aujourd'hui aussi j'ai eu des moments de doute terrible, des plongées en apnées de mon monde écorché, des luttes fratricides entre mes femmes intérieures, des larmes de colère et de déception, des envies de tout plaquer, des rages et des désespoirs sans fond.

Tout ça dans la même journée ? Bin oui, ça fatigue. Justement question repos, j'ai DORMI ! 7h d'affilée... Hier. Peut-être le salut viendra -t-il de la Queue de Charrue ? Naaaan.

J'accepte enfin, et est-ce une joie ou un drame, d'être traversée par tout cela, émotions aussi bouleversantes que fugaces, troubles du coeur persistants malgré les limites qu'y met la raison, humeurs maussades face à l'autorité mal placée et surtout malvenue, satisfaction d'un texte écrit qui répond enfin à mes exigences, sortie de placards, bouffée d'appétits humains...

Que du bonheur ?? Meuh non, loin de là. Mais que de la vie, ça, c'est sûr.

Je prends tout. (Pas le choix, de toutes façons)